Alien : Covenant (vo)

Interdit aux moins de 12 ans

Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, qui dissimule une menace terrible. 

Film de science-fiction de Ridley Scott

Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston

États-Unis, 2h02

mercredi 21 juin - 17h

vendredi 23 juin - 20h30

lundi 26 juin - 18h30

mardi 27 juin - 20h30

L’inattendu guette toujours dans Covenant et au fur et à mesure que Ridley Scott déploie le script de Dante Harper et John Logan, les pistes se révèlent innombrables et passionnantes, éteignant les craintes des premières scènes, visuellement peu remarquables si on les compare à l’emphase éblouissante de Prometheus dans ses premiers instants. Toutefois, une fois que l’intrigue se pose sur une planète inconnue (à la façon de Kong : Skull Island, avec son île auréolée d’orages spectaculaires), lieu essentiellement végétal où toute vie organique semble avoir été éradiquée, le thriller prend, l’action bondit et les créatures interviennent. Moins comme des monstres maléfiques que comme de sublimes créatures pathétiques, hybrides d’un fantasme, ou plutôt d’une obsession sur la création.

Démarre alors une variation passionnante sur le mythe de Frankenstein ou - l’on se refusera à paraphraser le film, autant le découvrir par soi-même -, l’androïde tue le père à sa façon, ce créateur indigne qui déçoit l’adolescent qui s’émancipe, pour épouser, avec un déterminisme certain, les travers de l’humain, dans sa volonté paradoxale d’échapper à toute ressemblance.

Frédéric Mignard, aVoiraLire.com