Je vais mieux

Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ? 

Comédie de Jean-Pierre Améris

Avec Eric Elmosnino, Ary Abittan

France, 1h26

mercredi 27 juin - 17h

vendredi 29 juin - 20h30

lundi 2 juillet - 18h30

mardi 3 juillet - 20h30

En adaptant librement le roman de David Foenkinos, Jean-Pierre Améris retrouve le ton de ses comédies douces-amères, telle Les Émotifs anonymes, et s’approprie, comme il l’avait fait avec une autre adaptation, L’Homme qui rit, d’après Victor Hugo, la douleur intime d’un homme. Laurent, c’est lui, c’est nous. Nous qui ployons parfois sous le quotidien terne de nos vies, dont la grandeur est constamment révisée à l’aune de nos concessions et renoncements. Même si le film peine à trouver son rythme dans son exposition centrée sur un burlesque de situations, avec des personnages un peu épais (notamment le meilleur ami et sa compagne), il se déploie à mesure que Laurent revisite son existence et remédie à ce qui le casse. La deuxième partie, plus dialoguée, devient aussi plus brillante et drôle. Des parents (Henri Guybet et Lise Lametrie, exquis) à son épouse (Judith El Zein, délicieuse) et à la femme qui lui ouvre de nouveaux horizons (Alice Pol, charmante), le casting est juste et original. Et Eric Elmosnino, moitié chien battu, moitié ludion, est parfait en quinquagénaire dépassé, mais néanmoins combatif.

Isabelle Danel, aVoir-aLire.com