Tito et les oiseaux

Tito a 10 ans et vit seul avec sa mère. Lorsqu’une étrange épidémie commence à se propager dans la ville, transformant les gens en pierres chaque fois qu'ils ont peur, Tito comprend que le remède pourrait être lié aux recherches que son père avait faites avec des oiseaux.


 

Film d’animation de Gustavo Steinberg et Gabriel Bitar

Brésil, 1h13

A partir de 6 ans

mercredi 10 juillet - 14h30

vendredi 12 juillet - 14h30

dimanche 14 juillet - 14h30

 

Oiseaux de mauvais augure

Esthétiquement très audacieux, Tito et les oiseaux fait métaphoriquement écho à la violence et à la peur qui gangrènent le Brésil, grâce à quoi l’extrême droite est aujourd’hui parvenue au pouvoir.

L’on retrouve ici la métaphore filée du populisme, qui entretient l’effroi et les incertitudes des peuples face à un avenir de plus en plus incertain au sein de sociétés mondialisées. Jusque dans le rapport du héros, Tito, à sa mère Rosa, qui étouffe son fils de sa propre peur du monde.
Comme nombre de films d’animation mettant en scène des enfants, les thèmes du courage, de la quête de soi et de l’émancipation sont omniprésents.
Mais ce qui frappe, par-dessus tout, c’est l’esthétique générale de Tito et les oiseaux.

Les images sont presque entièrement faites de peinture à l’huile, avec quelques animations numériques. Ceci donne aux décors une texture et un relief très expressionnistes, dignes de Metropolis ou du Cabinet du Docteur Caligari, et renforce la dimension fantastique du film, parfois gothique, notamment par les formes fantomatiques des oiseaux, qui semblent effrayants, mais sont la clé de l’intrigue.
Une aventure simple à suivre, cinématographiquement innovante et pleine d’humanité.

 

Pour résorber la jalousie incontrôlable du petit frère, Mamoru Hosoda le fait voyager dans le temps. Partant d’un arbre, au centre du petit jardin de la maison, la chronique réaliste s’envole ou plonge régulièrement dans le passé ou l’avenir : Kun y rencontre, successivement, Miraï devenue collégienne, sa mère sous les traits d’une gamine délurée, ou son grand-père, jeune homme revenu blessé de la guerre. Rien de mieux qu’un arbre généalogique magique pour accepter sa place et son identité. Miraï, ma petite sœur est un merveilleux film sur la famille, pour toute la famille.

Arthur Champilou, aVoir-aLire.com